Le soir où je n’ai plus su qui me touchait
Je m’appelle Léa. J’ai 32 ans. Je travaille dans une petite agence de communication, je suis plutôt discrète dans la vie de tous les jours, un peu timide même. Marc, mon mari, a 35 ans. Nous sommes ensemble depuis sept ans, mariés depuis quatre. Notre vie sexuelle est bonne, tendre, parfois un peu routinière, mais on s’aime vraiment. On se fait confiance. Complètement.
Ce soir-là, tout a commencé comme une soirée ordinaire. On avait dîné à la maison, juste nous deux. J’avais préparé des pâtes aux crevettes, on avait ouvert une bonne bouteille de vin blanc. On riait, on se taquinait. Marc me regardait d’une façon particulière, un peu plus intense que d’habitude. Je sentais qu’il avait quelque chose en tête.
Après le repas, on est montés dans notre chambre. La lumière était tamisée, juste la lampe de chevet et une petite guirlande lumineuse qu’on avait mise pour l’ambiance. Marc m’a prise par la taille et m’a embrassée contre le mur, près de la porte. Ses mains étaient déjà sous mon pull, caressant ma peau.
« J’ai envie de jouer ce soir, » a-t-il murmuré contre mes lèvres. « Un jeu un peu plus… intense. Tu me fais confiance ? »
J’ai hoché la tête. Bien sûr que je lui faisais confiance. C’était Marc.
Il a souri, ce sourire en coin qu’il a quand il est excité et qu’il prépare quelque chose.
« Alors enlève tout. Allonge-toi sur le lit. »
J’ai obéi. J’ai retiré mon pull, mon jean, ma petite culotte en dentelle noire. Je n’avais pas mis de soutien-gorge. Je me suis allongée au milieu du grand lit king size, nue, un peu nerveuse, déjà excitée. Mon cœur battait plus fort.
Marc est allé dans le placard et en a sorti plusieurs foulards en soie que j’utilise parfois comme ceinture. Il est revenu vers le lit.
« Bras et jambes écartés, » a-t-il dit doucement.
Il a commencé par mes poignets. Il a noué un foulard autour de mon poignet droit, l’a passé dans le montant du lit, puis a fait de même avec le gauche. Les nœuds étaient fermes, mais pas douloureux. La soie était douce contre ma peau. J’ai tiré légèrement : je ne pouvais plus bouger les bras. J’étais déjà plus vulnérable.
Puis il est descendu. Il a pris ma cheville droite, l’a attachée au pied du lit. Même chose pour la gauche. J’étais maintenant complètement écartelée, nue, les bras en croix, les jambes ouvertes. Je sentais l’air frais de la chambre sur ma chatte déjà un peu humide.
Marc est revenu près de ma tête. Il a pris un autre foulard, plus large, noir.
« Je vais te bander les yeux. Tu ne verras plus rien. Tu ne sauras plus ce qui se passe exactement. Tu ne pourras que sentir, entendre… et ressentir. D’accord ? »
J’ai avalé ma salive. Ma voix était déjà un peu rauque.
« D’accord… »
Il a passé le foulard sur mes yeux et l’a noué derrière ma tête. Le noir est devenu total. Je ne voyais plus rien du tout. Juste l’obscurité. J’ai senti son souffle près de mon oreille.
« Si tu veux arrêter à n’importe quel moment, tu dis “rouge”. Sinon, tu te laisses aller. Compris ? »
« Compris, » ai-je murmuré.
Il m’a embrassée sur la bouche, lentement, profondément. Puis il s’est redressé. J’ai entendu ses pas s’éloigner. Le tiroir de la commode s’ouvrir, se refermer. Il revenait.
Pendant un long moment, il ne m’a rien dit. Il m’a juste touchée. Ses mains chaudes ont glissé sur mon ventre, mes seins, mes cuisses. Il a pincé doucement mes mamelons, les a fait rouler entre ses doigts jusqu’à ce qu’ils soient durs et sensibles. J’ai gémi. Puis sa main est descendue entre mes jambes. Il a caressé ma chatte, lentement, en cercles, en effleurant mon clitoris. J’étais déjà trempée.
« Tu es toute mouillée, ma belle… » a-t-il chuchoté.
Sa voix était tout près de mon oreille. Puis il s’est éloigné à nouveau.
C’est là que j’ai commencé à entendre des choses étranges.
D’abord, un chuchotement. Pas la voix de Marc. Une voix plus grave, plus basse. Je n’ai pas compris les mots, juste un murmure indistinct. Puis un autre son : le froissement d’un vêtement. Un pas. Un autre pas, plus loin, du côté de la fenêtre.
Mon cœur s’est mis à battre très fort.
« Marc ? » ai-je appelé doucement.
Personne n’a répondu. Juste un petit rire étouffé, venant de… je ne savais pas où. Il y avait au moins deux personnes dans la chambre ? Ou c’était Marc qui faisait exprès de bouger et de murmurer pour me faire croire qu’on n’était pas seuls ?
Une main s’est posée sur ma cuisse gauche. Une main grande, chaude, un peu calleuse. Pas exactement comme celle de Marc. Ou peut-être que si ? J’ai senti une autre main, plus douce, sur mon sein droit. Deux mains en même temps. Sur deux parties différentes de mon corps.
J’ai respiré plus vite.
« Marc… il y a quelqu’un d’autre ? » ai-je demandé, la voix tremblante.
Un chuchotement tout près de mon oreille, cette fois c’était clairement la voix de Marc :
« Chut… ne pose pas de questions. Laisse-toi faire. Tu es en sécurité. »
Mais en même temps, j’ai senti une bouche sur mon autre sein. Une bouche qui n’était pas celle de Marc. Plus humide, une langue qui tournait autour de mon mamelon avec une lenteur délibérée. Et en même temps, la main sur ma cuisse remontait, effleurait ma chatte.
J’étais perdue.
Était-ce Marc qui simulait tout ça ? Qui avait mis des enregistrements ? Ou y avait-il vraiment d’autres hommes dans notre chambre, en train de me regarder attachée et bandée ?
La bouche sur mon sein a aspiré plus fort. J’ai gémi. En même temps, une main a écarté mes lèvres et un doigt est entré en moi, lentement. Un seul doigt au début, puis deux. Ils bougeaient différemment de ceux de Marc. Plus épais ? Ou c’était juste mon imagination ?
J’ai entendu un autre chuchotement, plus loin dans la chambre :
« Elle est déjà trempée… »
Ce n’était pas la voix de Marc. Ou si ?
Je ne savais plus.
Puis j’ai senti une langue sur ma chatte.
Lente, large, chaude. Elle léchait de bas en haut, recueillait mon jus, tournait autour de mon clitoris. C’était différent de Marc. Plus… insistant. Plus animal. J’ai arqué le dos autant que les liens me le permettaient.
« Oh putain… » ai-je murmuré.
La langue continuait. Elle entrait un peu en moi, puis remontait. En même temps, quelqu’un pinçait mes mamelons, les caressait. Et une autre main caressait mon visage, mon cou, descendait sur mon ventre.
J’étais entourée. Ou c’était Marc qui bougeait très vite autour du lit ?
J’ai senti le matelas s’enfoncer près de ma tête. Quelqu’un s’est agenouillé près de moi. J’ai senti une odeur différente. Pas le parfum habituel de Marc. Quelque chose de plus boisé, plus masculin.
Puis j’ai senti quelque chose de chaud et doux contre mes lèvres.
Une queue.
Je l’ai reconnue au toucher : chaude, lisse, déjà dure. Mais était-ce celle de Marc ? Elle semblait un peu plus épaisse. Ou c’était mon esprit qui jouait des tours ?
La voix de Marc, tout près :
« Ouvre la bouche, Léa. »
J’ai obéi. J’ai ouvert la bouche. La queue s’est glissée dedans, lentement. Je l’ai sucée. Elle avait un goût légèrement différent. Plus salé. Ou c’était juste moi qui étais complètement perdue dans mes sensations ?
En même temps, la langue entre mes jambes ne s’arrêtait pas. Elle léchait mon clitoris avec insistance maintenant. J’ai commencé à trembler.
Puis j’ai senti une autre main sur ma cuisse droite. Une troisième main ?
Trois mains en même temps sur mon corps, plus une bouche sur ma chatte, plus une queue dans ma bouche.
C’était impossible que ce soit seulement Marc.
Ou si ?
J’ai gémi autour de la queue qui allait et venait dans ma bouche. Quelqu’un me caressait les cheveux. Quelqu’un d’autre pinçait mon mamelon gauche plus fort. La langue sur ma chatte s’est faite plus rapide.
J’ai joui.
Fort. Mon corps s’est tendu contre les liens, j’ai crié autour de la queue dans ma bouche. L’orgasme a été long, intense, presque violent. La langue entre mes jambes a continué à lécher pendant tout mon plaisir, me faisant trembler encore plus.
Quand je suis redescendue, j’étais essoufflée, la bouche encore ouverte.
La queue s’est retirée de ma bouche. J’ai entendu des pas. Des murmures. Puis le matelas s’est enfoncé entre mes jambes.
Quelqu’un s’est positionné entre mes cuisses écartées.
J’ai senti la tête d’une queue contre mon entrée. Elle a poussé lentement, m’a remplie. Elle était chaude, dure, et elle m’a étirée différemment. Plus épaisse que d’habitude ? Ou c’était juste l’excitation qui me faisait sentir les choses plus intensément ?
La personne a commencé à me baiser. Des coups lents au début, profonds, puis de plus en plus rapides. En même temps, quelqu’un m’embrassait le cou, mordillait mon oreille. Une autre main caressait mon clitoris en même temps que la pénétration.
J’ai gémi fort.
« Oh… oui… »
J’ai entendu un rire doux, étouffé, venant de plusieurs endroits à la fois.
Puis la queue s’est retirée. Une autre l’a remplacée presque immédiatement. Plus fine ? Plus longue ? Je ne savais plus. Elle m’a baisée différemment, avec des coups plus courts, plus rapides. Quelqu’un m’a pris la main et l’a posée sur une autre queue, chaude, palpitante. J’ai commencé à la caresser sans même réfléchir.
J’étais en train de caresser une queue pendant qu’on me baisait, pendant qu’une langue léchait mon cou, pendant qu’une main pinçait mes mamelons.
C’était trop. Trop de sensations. Trop d’incertitude.
J’ai joui à nouveau, en criant cette fois, sans savoir qui me faisait jouir.
La queue en moi s’est retirée. J’ai senti du sperme chaud couler sur mon ventre, sur mes seins. Puis une autre queue s’est glissée dans ma bouche. Je l’ai sucée avidement, sans savoir à qui elle appartenait. Elle a joui dans ma bouche. J’ai avalé sans réfléchir. Le goût était familier… ou pas ?
J’ai perdu la notion du temps.
On m’a retournée sur le ventre autant que les liens le permettaient (ils m’ont détachée les chevilles un instant pour me remettre sur le dos après). On m’a baisée encore. Une fois par-derrière, lentement, profondément. Une main sur mes fesses, une autre dans mes cheveux. Puis encore une autre position.
À un moment, j’ai senti deux queues en même temps : une dans ma chatte, une autre que je suçais. Les sensations se mélangeaient. Je ne savais plus qui faisait quoi. J’entendais des respirations différentes, des gémissements masculins qui n’étaient pas seulement ceux de Marc.
Ou si ?
J’ai joui encore et encore. Mon corps était en feu. Je pleurais presque de plaisir et de confusion.
Puis, petit à petit, les sensations se sont calmées.
J’ai entendu des pas s’éloigner. La porte de la chambre qui s’ouvrait et se refermait doucement. Des murmures de plus en plus lointains.
Puis plus rien.
Juste le silence, ma respiration haletante, et le poids des liens sur mes poignets.
J’ai senti le matelas s’enfoncer près de moi. Une main a défait le foulard sur mes yeux.
C’était Marc.
Seulement Marc.
Il était nu, en sueur, le souffle court. Il m’a souri doucement et a défait les nœuds un par un, en massant mes poignets et mes chevilles après les avoir libérés.
Je me suis assise, encore tremblante. J’ai regardé autour de moi. La chambre était exactement comme avant. La porte fermée. Personne d’autre.
« Marc… il y avait… il y avait d’autres personnes ? » ai-je demandé, la voix cassée.
Il m’a prise dans ses bras, m’a serrée contre lui. Il a embrassé mes cheveux.
« Qu’est-ce que tu en penses ? » a-t-il murmuré.
Je n’ai pas répondu tout de suite. J’ai repensé à toutes les sensations. Aux mains différentes. Aux voix. Aux queues. Au sperme sur ma peau et dans ma bouche.
« Je… je ne sais pas, » ai-je fini par dire. « J’ai cru… j’ai vraiment cru qu’il y en avait plusieurs. Mais maintenant… je ne sais plus. C’était toi qui simulais tout ? Ou… »
Marc a souri contre mon front.
« Peut-être que c’était juste moi. Peut-être que j’ai fait semblant. Peut-être que j’ai invité des amis et qu’ils sont partis juste avant que je t’enlève le bandeau. Peut-être que tu ne sauras jamais. »
Il m’a regardée dans les yeux.
« Tu veux vraiment savoir ? Ou tu préfères garder le doute ? Parce que ce doute… c’est ce qui t’a fait jouir autant, non ? »
J’ai baissé les yeux. Mon corps était encore tout sensible. Mon cœur battait encore fort.
Je n’ai pas répondu.
Marc m’a allongée doucement, s’est allongé contre moi et m’a couverte avec le drap. Il m’a caressé le dos en silence.
Je suis restée longtemps sans parler, blottie contre lui, à repasser dans ma tête chaque sensation, chaque murmure, chaque main, chaque queue.
Et je me suis rendu compte que je ne voulais pas vraiment savoir.
Le doute faisait partie du plaisir.
Le doute était excitant.
Le doute était… addictif.
Je me suis endormie contre mon mari, nue, encore marquée par les foulards, encore pleine de questions sans réponse.
Et je savais déjà que je voudrais recommencer.
Bientôt.